Elisabeth Vigée Le Brun

Publié le par wonderseb

 

J'ai beaucoup d'admiration pour les toiles de Madame VIGEE LE BRUN, portraitiste officielle de Marie-Antoinette et, par extension, des grands du Royaume de France en cette fin du XVIIIième siècle.

Comme certaines de ses toiles ornent les murs de "Louisiane" j'ai voulu lui rendre hommage en vous faisant partager son histoire.

Élisabeth Vigée-Le Brun est née Louise-Élisabeth Vigée. Son père, Louis Vigée, était pastelliste. De sa mère, Jeanne Graissin, on dit qu'elle était belle et sage. Baptisée à l'église St Eustache à Paris, la jeune fille est aussitôt confiée à des paysans des environs d'Épernon. Elle ne reviendra à Paris que six ans plus tard pour entrer au couvent de la Trinité comme pensionnaire. Dès cet âge, on sait que la jeune Louise-Élisabeth dessine partout, sur ses cahiers, sur les murs de son école. Vers l'âge de sept ou huit ans, Louis Vigée s'extasie devant un dessin de sa fille et prophétise qu'elle sera peintre. À onze ans, la jeune fille quitte le couvent et vient vivre aux côtés de ses parents. On dit qu'à l'époque elle se trouve laide et sans grâce, mais dès ses quatorze ans elle est une des plus belles femmes de Paris. Son père meurt à cette époque, inconsolable elle décide de tout donner à sa passion, le dessin.
Formation
Admise à l'académie royale de peinture et de sculpture (devenue l'Académie des Beaux Arts en 1795) le 31 mai 1783 en même temps que sa concurrente Adélaïde Labille-Guiard. Gabriel Briard, membre de l'académie royale de peinture, lui-même peintre médiocre mais bon professeur, la forme puis la présente à Horace Vernet, alors au faîte de sa gloire. Déjà, elle gagne sa vie en exécutant des portraits. En 1768, Mme Vigée, sa mère, se remarie avec un riche joaillier, Jacques-François Le Sèvre.
Une carrière fulgurante
En 1770, Marie-Antoinette vient en France épouser le Dauphin.
À la même époque, la famille Le Sèvre/Vigée s'installe rue Saint-Honoré, face au Palais-Royal. Louise-Élisabeth s'établit comme peintre professionnel et les commandes affluent. Elle a quinze ans. Deux grandes dames la prendront alors sous leur protection : Mme de Verdun, épouse d'un fermier général, et la Duchesse de Chartres. Louise-Élisabeth est une demoiselle sérieuse. Elle refuse fréquemment les commandes de portaits que lui font les galants pour la rencontrer.
Cette petite bourgeoise trouve étonnamment bien sa place au milieu des grands du royaume. En 1775 elle offre à l'Académie Royale deux portraits. En récompense elle est admise aux séances publiques de l'Académie.
Le 7 août 1775, Mlle Vigée épouse Jean-Baptiste-Pierre Le Brun, un peintre qui ne peint pas, qui exploitera la célébrité de son épouse, un joueur invétéré et un coureur de jupons insatiable. Mais aussi un marchand de tableaux très talentueux qui sera pour beaucoup pour la carrière de son épouse.
Le 12 février 1780, Mme Vigée Lebrun donne naissance à sa fille Jeanne-Julie-Louise. Elle continue à peindre pendant les premières contractions et, dit-on, lâche à peine ses pinceaux pendant l'accouchement.
Le succès d'Élisabeth ne se dément pas. Ses portraits de femmes à la fois ressemblants et flatteurs finissent par lui attirer la sympathie de Marie-Antoinette qui fait d'elle son peintre favori. Un tel succès a des contreparties : on médit, on présente l'artiste comme une débauchée, suspectée d'être de toutes les orgies, d'être une dépensière qui se chaufferait en brûlant des billets et des lambris dorés, d'être l'amante de tout Paris. Le même genre de rumeur, à la même époque, frappait Marie-Antoinette.
L'exil
A l'été 1789, Mme Vigée-Lebrun est chez Mme du Barry, dont elle a commencé le portrait, lorsque les deux femmes entendent le canon tonner dans Paris. L'ancienne favorite se serait écriée : « Du temps du roi Louis XV, les choses ne se seraient pas passées ainsi ! » Élisabeth, qui se méfie des foules hostiles, n'attendra pas qu'on vienne l'importuner. Dans la nuit du 5 au 6 octobre 1789, elle quitte Paris avec sa fille et cent louis, laissant derrière elle son époux, ses peintures et sa fortune. Plus tard elle dira de la fin de l'Ancien Régime : « Les femmes régnaient alors, la révolution les a détrônées. »
L'artiste visitera Rome, Vienne, Londres, Saint-Pétersbourg, invitée par toutes les cours d'Europe, peignant sans cesse. Elle se refuse à lire les nouvelles, car on y apprend que tous ses amis meurent guillotinés. En 1800, sa fille épouse (contre le gré de sa mère) un dénommé Gaëtan Bertrand Nigris.
Ce fut pour elle un déchirement. Déçue par son mari, elle avait fondé tout son univers affectif sur ce seul enfant. Les deux femmes ne se réconcilieront jamais totalement. En 1800, elle est rayée de la liste des émigrés et peut rentrer à Paris, chose qu'elle ne fera que deux ans plus tard.
Le retour
En 1805 elle peint Caroline Murat, une des sœurs de Napoléon, et cela se passe mal : « J'ai peint de véritables princesses qui ne m'ont jamais tourmentée et ne m'ont pas fait attendre. »
En 1809, Mme Vigée-Lebrun a 54 ans. Elle vit entre Paris, où elle tient salon, et Louveciennes où elle a une maison de campagne voisine du château de Madame du Barry dont elle avait fait trois portraits avant la révolution. En 1813, son ex-mari meurt, sa fille en 1819 et son frère (Louis-Jean-Baptiste-Étienne, né en 1758) en 1820.
Vers 1835, elle publiera ses Souvenirs qui connaîtront un grand succès et restent un très intéressant document sur les bouleversements de cette époque qu'elle a si intensément vécu. Élisabeth a connu tous les gens de son temps, tous les artistes, toutes les cours.
Elle s'éteint à Paris le 30 mars 1842 et est enterrée au cimetière de Louveciennes.
Source: Encyclopédie WIKIPEDIA
 

Publié dans Le XVIIIième siècle

Commenter cet article